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Concept de l'essence dans le désir autrui

L’homme est cet être manquant par excellence qui tente toujours de rattraper ce qui lui fait défaut dans un mouvement désespéré et malheureux. L’homme n a pas plus que ce qu’il a mais la conscience pousse le vouloir à désirer ce qu’elle n’a pas. Alors l’homme, être désirant est comme un mendiant dont les mains seraient sans cesse trouées comme, le tantale sans cesse affamé et assoiffé, condamné éternellement à l’insatisfaction.

Texte de Schopenhauer, Delagrave (p 80). L’essence du désir est la manifestation d’un manque et la volonté d’y remédier, donc l’attente et la recherche incessante d’une satisfaction. Le désir renaît ans cesse c’est son essence et on verra que l’objet du désir ne vient toujours le satisfaire que provisoirement et partiellement. La renaissance incessante provoque une souffrance.

Ce manque d’être de l’homme, origine du désir trouve son fondement dans un récit raconté par Platon dans le banquet, le mythe d’Aristophane. Cette parabole explique le désir de l’homme pour autrui, sa recherche d’une moitié, d’un autre qui vendrait combler le vide. Ici on voit encore l’humain comme manquant et cherchant sans relâche à combler ce manque originel, essentiel. ( a reprendre parie II- désir pour autrui). Il est fini, coupé de la plénitude et doit combler ce manque d’où l’incessant mouvement du désir. Tendre vers, chercher à posséder, à combler.

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